Une majorité de postes sans aménagement
La plupart des salariés en situation de handicap occupent leur poste sans aucune adaptation. Lorsqu'un aménagement est nécessaire, il est le plus souvent simple : un horaire, un siège, un logiciel, une place de stationnement.
Ce que prévoit le code du travail
L'employeur prend les mesures appropriées pour permettre à un travailleur handicapé d'accéder à un emploi, de l'exercer et d'y progresser. Cette obligation s'applique dès lors que les mesures ne représentent pas une charge disproportionnée, compte tenu des aides qui peuvent en compenser le coût. Le refus de prendre de telles mesures peut constituer une discrimination.
Les aménagements les plus fréquents
- Le temps de travail : horaires décalés, temps partiel, pauses, télétravail.
- Le poste : siège, plan de travail réglable, éclairage, outils adaptés.
- Le numérique : lecteur d'écran, agrandisseur, logiciel de dictée, sous-titrage des réunions.
- Les lieux : accès de plain-pied, stationnement, signalétique.
- L'organisation : répartition des tâches, tutorat, consignes écrites.
Qui décide, et comment
Le besoin est exprimé par le salarié. Le service de prévention et de santé au travail formule des préconisations, que l'employeur met en œuvre ou dont il motive le refus. Le référent handicap, lorsqu'il existe, coordonne la démarche.
Le financement
Des aides financières existent pour couvrir tout ou partie du coût d'un aménagement. Elles sont instruites sur dossier par des organismes tiers, indépendamment de cette plateforme. Certaines dépenses engagées par l'entreprise sont en outre déductibles de la contribution, dans la limite de 10 % de son montant.