20 à 249 salariés
400 fois le SMIC horaire par unité manquante.
La contribution n'est pas une taxe forfaitaire : c'est le solde qui reste une fois vos actions déduites. Voici comment elle se construit, poste par poste.
L'obligation s'applique à toute entreprise atteignant 20 salariés ou plus. Depuis la réforme de 2020, l'effectif s'apprécie au niveau de l'entreprise entière, et non établissement par établissement.
Une entreprise qui atteint 20 salariés ne devient pas immédiatement redevable : un délai lui est laissé avant que l'obligation ne produise ses effets. Si vous venez de franchir ce seuil, vérifiez votre situation avant tout règlement.
Le calcul repose sur l'écart entre le nombre de bénéficiaires attendus et le nombre de bénéficiaires présents, multiplié par un montant unitaire fonction de votre effectif.
Votre effectif moyen annuel, calculé selon les règles de la DSN.
6 % de cet effectif, arrondi à l'entier inférieur. Il s'agit du nombre de bénéficiaires attendus.
Vos salariés reconnus BOETH, décomptés selon leur temps de présence sur l'année.
La différence entre les deux, multipliée par le montant unitaire.
400 fois le SMIC horaire par unité manquante.
500 fois le SMIC horaire par unité manquante.
600 fois le SMIC horaire par unité manquante.
Une entreprise n'ayant engagé aucune action pendant plusieurs années consécutives — ni emploi direct, ni sous-traitance au secteur adapté, ni accord agréé — voit son montant unitaire porté à un niveau nettement supérieur. Il s'agit de la situation la plus coûteuse, et de la plus simple à prévenir.
Le SMIC horaire étant revalorisé chaque année, le montant unitaire change d'un exercice à l'autre. Les coefficients et les modalités de décompte sont fixés par voie réglementaire : vérifiez les valeurs en vigueur pour l'année concernée avant tout calcul définitif.
Le montant obtenu n'est pas celui que vous paierez. Plusieurs mécanismes viennent le réduire — chacun avec ses règles et ses plafonds.
Le levier le plus efficace : chaque bénéficiaire employé réduit le nombre d'unités manquantes à la source, sans plafond.
Vos achats auprès d'EA, d'ESAT et de travailleurs indépendants handicapés sont valorisés en déduction, dans une limite fixée par la réglementation.
Accessibilité, maintien dans l'emploi, sensibilisation des équipes : certaines dépenses se déduisent, elles aussi plafonnées.
Les emplois exigeant des conditions d'aptitude particulières ouvrent droit à une minoration de l'obligation.
Un accord de branche, de groupe ou d'entreprise agréé substitue un programme d'actions au versement de la contribution.
L'accueil de stagiaires et les périodes de mise en situation professionnelle sont pris en compte.
La sous-traitance ne remplace pas l'emploi. Elle vient en déduction,
dans une limite réglementaire : elle ne peut pas annuler la totalité de votre contribution.
Aucun prestataire ne peut « régulariser » votre obligation. La déclaration
passe par la DSN, le recouvrement par l'URSSAF. Toute offre promettant une exonération
totale ou un montant garanti doit être écartée.
C'est la date qui fige votre exercice. Les recrutements, les contrats de sous-traitance et les dépenses déductibles engagés avant cette date comptent pour l'année. Après, le montant est arrêté : plus aucune action ne peut le faire baisser.
La déclaration s'effectue via la DSN d'avril, transmise le 5 ou le 15 mai selon votre échéance. À ce stade vous ne faites que déclarer : tout s'est joué avant le 31 décembre précédent.